Régions, main-d'œuvre et ressources naturelles
Pénuries de travailleurs, vitalité régionale, mines, forêt, agriculture, transformation locale et partage des retombées économiques.
Les diagnostics 2026 prévoient encore de nombreux déficits de main-d'œuvre à l'horizon 2029. Ces pénuries se combinent aux besoins de développement et d'infrastructures dans plusieurs régions.
- Comment attirer et retenir les travailleurs en région?
- Quels secteurs de ressources naturelles développer?
- Comment augmenter la transformation locale?
- Comment partager les revenus et retombées avec les communautés?
- Comment adapter immigration et formation aux besoins régionaux?
Soutenir les économies régionales et les secteurs exposés aux chocs commerciaux, notamment la forêt, les minéraux critiques et l'industrie.
Créer des tables régionales décisionnelles et transférer davantage de pouvoirs, de responsabilités et d'enveloppes aux régions, aux MRC et aux municipalités.
Porter de 4,4 % à 8 % la part des infrastructures municipales dans le Plan québécois des infrastructures, simplifier les programmes et créer des leviers pour les collectivités minières et les services régionaux.
Investir au moins 450 M$ additionnels en agriculture sur quatre ans et faire progresser à terme la part du budget québécois consacrée au secteur, notamment pour la relève, les érablières publiques et l'approvisionnement québécois.
Redonner des pouvoirs aux régions, renforcer la concertation forestière et accroître la gouvernance régionale des ressources.
Réformer la méthode de distribution du Fonds vert afin que les sommes provenant du secteur agricole reviennent au secteur, pour une redistribution de 560 M$ sur quatre ans; moderniser la Financière agricole du Québec, adapter les programmes aux réalités régionales, prioriser la relève et faciliter le transfert des fermes, assurer un financement stable des Travailleurs de rang, simplifier la réglementation agroalimentaire, développer des pôles logistiques régionaux, accroître les achats d’aliments québécois dans les institutions publiques et financer des initiatives de coupons nourriciers.
Investir au minimum 450 M$ supplémentaires en agriculture sur quatre ans et faire passer progressivement la part du budget dédiée à l’agriculture de 0,9 % à 1,5 % sur dix ans. Le plan prévoit aussi le principe de zéro perte nette de territoire agricole, 10 M$ en 2027-2028 pour la Fiducie agricole UPA-Fondaction, 50 000 nouveaux hectares d’érablière en forêt publique, des outils financiers pour la relève et une cible de 75 % de produits québécois dans les institutions publiques.
Doubler l’enveloppe du Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles de 38 M$ à 76 M$ par année à compter de 2027, en priorisant les régions productrices.
Lancer rapidement après l’élection un appel à projets pilotes permettant aux régions de tester de nouvelles façons de pratiquer la foresterie; tenir un Chantier national sur la forêt réunissant les régions, l’industrie et les Premières Nations; réviser le régime forestier à partir des projets pilotes et du Chantier; injecter 144 M$ supplémentaires pour moderniser les usines, accélérer l’innovation, soutenir la construction en bois au Québec et adapter les programmes d’aide aux entrepreneurs forestiers.
Paul St-Pierre Plamondon s’engage, s’il est élu, à régler le dossier du Club Appalaches afin de compléter le déclubbage des terres publiques amorcé sous le gouvernement de René Lévesque en 1977-1978 et de rétablir un accès public équitable au territoire concerné, dans la MRC des Basques. L’engagement fait suite à une motion déjà déposée par le PQ à l’Assemblée nationale.
Le PCQ s’engage à n’imposer aucune nouvelle réglementation restrictive en agriculture pendant quatre ans et à alléger les règles existantes. Après consultation, il moderniserait la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, donnerait plus de latitude aux MRC pour le morcellement de terres non dynamiques destiné à des projets agricoles en circuit court et réduirait les délais de traitement à la CPTAQ.
Accroître les leviers des municipalités pour qu’elles puissent contribuer plus efficacement à l’augmentation de l’offre de logements.
Créer un fonds financé par une part des revenus de l’impôt minier et fournir aux MRC minières une enveloppe stable et prévisible pour des projets structurants.
Fixer une cible d’environ 40 000 et remplacer les permis fermés à un employeur par des permis régionaux et sectoriels.
Alléger la réglementation, permettre la distribution et la vente directe de produits artisanaux, regrouper des permis et ouvrir davantage la distribution hors SAQ.
Cesser de faire payer des redevances à la SAQ lorsqu’un produit est vendu directement sans son intermédiaire.
Mettre en place 17 tables régionales avec davantage de pouvoirs notamment en immigration, développement économique et ressources naturelles.
Présenter un plan agricole de 56 M$ : maintenir le remboursement de la contribution des producteurs agricoles à la bourse du carbone; faire passer la contribution gouvernementale au Fonds d’investissement pour la relève agricole (FIRA) de 50 M$ à 100 M$, afin de porter sa capitalisation à au moins 150 M$; bonifier le Programme services-conseils pour faciliter les transferts de fermes; simplifier le régime d’autorisation environnementale agricole et appliquer la règle du deux pour un; défendre intégralement la gestion de l’offre et s’opposer à toute nouvelle concession commerciale qui l’affaiblirait.
Déposer, dès la première année du mandat, un projet de loi pour moderniser le régime forestier : plus de prévisibilité pour la filière, planification simplifiée, décisions rapprochées des régions, réaffirmation du principe de résidualité (le bois disponible en forêt privée doit être pleinement considéré avant de recourir à la forêt publique) et protection de la pérennité de la sylviculture. Les produits québécois du bois seraient systématiquement considérés dans les projets publics de construction, de rénovation et d’infrastructure lorsqu’ils représentent une solution appropriée.
Former davantage de médecins de famille en région avec le réseau de l’Université du Québec.
Consolider et agrandir le réseau de la SÉPAQ, notamment par des parcs et de l’hébergement.
Créer une tarification différenciée favorisant les résidents du Québec dans les parcs de la SÉPAQ.
Exiger que 20 % de la berge d’un terrain public riverain vendu demeure accessible au public ou réservée à des fins récréatives.
Modifier la loi pour mieux protéger civilement les propriétaires riverains offrant gratuitement un accès public.
Assurer une place à l’Abitibi-Témiscamingue au Conseil des ministres.
Créer un volet « collectivités minières » transférant aux régions 10 % des revenus de redevances minières.
Réorganiser les processus d’autorisation et d’octroi de permis afin d’accélérer les projets miniers.
Consulter le secteur forestier et les Premières Nations puis déposer un régime forestier davantage décentralisé.
Se doter d’une politique d’achat québécois favorisant le bois local.