Santé et services sociaux
Accès à la première ligne, médecins et IPS, urgences, chirurgie, santé mentale, soins à domicile et performance de Santé Québec.
Nommé comme priorité par 25 % des répondant·e·s dans le sondage le plus récent mesurant les priorités des électeurs (voir sources).
C'est la priorité la plus souvent nommée pour le prochain gouvernement dans le sondage Léger de mars 2026. Les débats portent autant sur l'accès que sur l'organisation et la capacité du réseau.
- Comment améliorer l'accès rapide à la première ligne?
- Quel rôle donner aux médecins, IPS, pharmaciens et autres professionnels?
- Comment réduire les délais à l'urgence et en chirurgie?
- Comment financer et évaluer Santé Québec?
- Quelle place donner aux soins à domicile, à la santé mentale et aux services sociaux?
Le gouvernement Fréchette met l'accent sur l'accès à la première ligne, davantage de prises en charge, les rendez-vous et chirurgies, ainsi que le soutien à domicile.
Maintenir l'universalité des soins médicalement nécessaires et recourir davantage à des prestataires privés financés publiquement pour réduire les délais.
Mettre en place une plateforme publique de télésanté sans rendez-vous afin d'offrir un accès universel à un professionnel de la santé et de contribuer à désengorger les urgences.
Décentraliser le réseau de la santé et mobiliser davantage l'expertise de l'ensemble des professionnels de santé.
Renforcer le réseau public et ses infrastructures, notamment en augmentant les investissements en santé et en finançant davantage les soins à domicile et les services publics.
Verser un rabais immédiat pouvant atteindre 100 $ par année aux Québécois dont le revenu familial est inférieur à 100 000 $, applicable aux inscriptions sportives, abonnements de conditionnement physique, activités municipales et camps sportifs. Le parti estime environ 1,3 million de personnes admissibles. Le PCQ ajoute vouloir augmenter l’éducation physique au primaire et au secondaire, ramener un quatrième cours au cégep, accroître la place de la natation et des activités extérieures, instaurer des tests physiques annuels standardisés à l’école, mieux protéger le jeu libre des enfants et créer des équipes nationales sportives québécoises.
Augmenter de 50 % le budget des soins à domicile; offrir une aide financière de 10 000 $ pour couvrir une partie des travaux de transformation d’une propriété en maison intergénérationnelle; bonifier de 10 M$ par année le Programme d’adaptation de domicile; faciliter l’accès au crédit d’impôt pour le maintien à domicile et simplifier l’accès aux services via les CLSC.
Réorienter le réseau autour de la prévention et de la première ligne publique : ajouter 550 M$ sur quatre ans au budget de santé publique, investir 150 M$ sur quatre ans dans les CLSC pour en faire une porte d’entrée du réseau, décontingenter les programmes de médecine, permettre l’ouverture de programmes de médecine dans les universités en région et diplômer 200 médecins de plus par année dans les facultés existantes. Dans son communiqué du 19 septembre, le PQ précise que cette enveloppe de prévention fait de la lutte contre la surprescription l’une de ses priorités : stratégie pour un usage optimal et sécuritaire des médicaments, approche multidisciplinaire en première ligne, embauche de davantage de pharmaciens dans le réseau et interventions précoces dans le dépistage du TDAH.
Faire passer graduellement la part du budget de la santé consacrée à la prévention de 1,75 % à 5 % sur dix ans. Le montant de 3,4 G$ évoqué dans la couverture médiatique correspond à une illustration si le budget total de la santé demeurait inchangé et n’est donc pas enregistré comme enveloppe promise.
Planifier la vocation de l’Hôtel-Dieu après le déplacement d’activités vers le nouvel hôpital en conservant une mission liée à la santé et aux services sociaux, avec priorité aux services de proximité et aux clientèles vulnérables.
Créer un crédit pouvant atteindre 7 500 $ par domicile.
Investir 1 G$ sur quatre ans afin d’atteindre 400 M$ additionnels par année à la fin du mandat.
Ajouter l’équivalent d’une ressource d’intervention dans chacune des 164 maisons.
Prioriser l’expansion et la modernisation de la Cité-de-la-Santé, seul hôpital desservant plus de 460 000 personnes à Laval, afin d’augmenter les places d’hospitalisation, de réduire la pression aux urgences et d’adapter les installations aux besoins en périnatalité, pédiatrie, néonatalogie, santé mentale et autres soins spécialisés. Le PLQ associe l’engagement à un renforcement des soins de proximité et à une porte d’entrée publique de télésanté.
Dans le cadre de sa plateforme santé, le PCQ s’engage à accroître d’environ 400 à 500 par cohorte annuelle le nombre de médecins formés au Québec, en levant les quotas d’admission dans les facultés de médecine et en recrutant davantage de médecins formés à l’étranger. Le parti vise le recrutement de 2 000 à 3 000 médecins supplémentaires au cours des prochaines années. La plateforme officielle précise aussi la formation et certification de 1 500 nouvelles infirmières praticiennes spécialisées (IPS) durant le mandat, des ratios sécuritaires, la fin graduelle du temps supplémentaire obligatoire comme méthode normale de gestion, et une réduction de 25 % de la bureaucratie centrale du réseau.
Québec solidaire s’engage à investir 1 G$ supplémentaire par année pour soutenir la mission des organismes communautaires, à adopter définitivement le financement à la mission plutôt que par projet, à assurer la pérennité de ce financement et à actualiser le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) en consultant le milieu.
Rémunérer, sous forme de salaire dans les organismes publics, les stages obligatoires de formation dans les métiers de la santé et des services sociaux, de l’enseignement et de l’éducation à la petite enfance. Le même communiqué prévoit aussi de hausser de 10 M$ par année les sommes consacrées au soutien à la santé mentale des étudiants de l’enseignement supérieur.
Fournir rapidement un logement aux personnes en situation d’itinérance puis offrir le suivi en santé mentale, dépendance et services à domicile requis.
Adopter le projet de loi instituant une Stratégie nationale pour l’autonomie et le maintien à domicile des personnes aînées et un plan d’action.
Supprimer Santé Québec, accroître les soins à domicile et revoir la gouvernance du réseau.
Permettre qu’un patient utilise sa carte d’assurance maladie chez un fournisseur privé, sans frais supplémentaires, lorsque le public ne peut traiter dans un délai raisonnable ou que le privé coûte moins cher.
Moderniser le Programme d’aides auditives afin de couvrir deux prothèses auditives pour les personnes admissibles qui en ont besoin et permettre la vente libre de nouvelles aides auditives homologuées pour les pertes légères à modérées, avec maintien du rôle des professionnels pour l’évaluation et les cas complexes.
Investir davantage en soutien à domicile afin d’aider les aînés et les personnes vivant avec un handicap à rester chez eux; financer l’adaptation des logements; élargir le PEFSAD aux services à la personne; revoir les critères du crédit d’impôt pour proches aidants et augmenter le financement des organismes communautaires.
Créer un supplément pour famille nombreuse aux allocations familiales allant jusqu’à 700 $ pour un troisième et un quatrième enfant, et rembourser les deuxième et troisième cycles de fécondation in vitro.
Développer un nouveau modèle d’hébergement permettant aux aînés de rester dans le même milieu de vie lorsque leurs besoins évoluent et construire, en collaboration avec des partenaires privés, près de 500 nouvelles places. Cette proposition du Plan Aînés représente un investissement de 200 M$.
Après six mois, proposer une chirurgie ailleurs au public; après neuf mois, permettre certaines chirurgies au privé sans frais.
Financer publiquement 100 000 examens supplémentaires en clinique privée pour 39,5 M$ par année.
Regrouper les listes et permettre aux patients de connaître leur rang.
Former davantage de médecins de famille en région avec le réseau de l’Université du Québec.
Créer un ordre professionnel pour les paramédics.
Créer un nouveau statut d’infirmière spécialisée dans les soins aux aînés.
Augmenter le SEH de 50 $ par mois et les deux paliers du SEHNSE de 100 $ par mois.
Réintroduire des tests pour suivre la condition physique des jeunes, inspirés du modèle finlandais.
Mener une campagne d’information et de mobilisation auprès des jeunes et de leurs parents sur les effets des écrans sur la santé mentale.
Bonifier les mesures d’aide et d’accompagnement au logement destinées aux personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir.
Ajouter 1 000 suppléments au loyer avec accompagnement pour les personnes en situation d’itinérance.
Élaborer un nouveau plan national durant les premiers mois du mandat et le présenter aux partenaires lors d’un forum.
Offrir à l’ensemble des Québécois une porte d’entrée publique de télésanté intégrée à la première ligne et orientant vers le professionnel approprié.
Chronologie des déclarations
Éléments documentés sur cet enjeu, dans l’ordre des dates. Cette chronologie n’indique ni changement de position, ni contradiction, sauf lorsqu’une source attribuée le dit explicitement. Elle ne couvre que les entrevues, débats et sources recensés : un parti absent d’une date n’a pas nécessairement gardé le silence. Méthodologie.
- Source publiéeCAQ
Coalition avenir Québec — Première politique gouvernementale sur les soins et services de première ligne
- Source publiéeCAQ
Coalition avenir Québec — Le gouvernement Fréchette présente son bilan et répond aux priorités des Québécois
- Source publiéePQ
Parti Québécois — Valérie Hamel sera candidate du Parti Québécois dans la circonscription de Côte-du-Sud
- EntrevueCAQ
Reconnaît les délais et invoque le dossier santé numérique et des ententes médicales, mais démontre peu le lien avec l’accès concret.
- EntrevueCAQ
Cite 600 000 inscriptions, davantage de rendez-vous et la baisse de la liste d’attente de chirurgie de plus d’un an.
- EntrevueCAQ
Promet un million d’heures supplémentaires et explique l’effet attendu sur le réseau.
- EntrevueCAQ
Dit que c’est un pas en avant et qu’il faudra voir l’évolution sur le terrain, sans démonstration de suffisance.
- EntrevueCAQ
Déplace la réponse vers la pénurie de main-d’œuvre nationale et les efforts de formation.
Afficher les 4 autres éléments (suite de la chronologie)
- EntrevueCAQ
Pose une condition d’heures au public et prévoit le privé financé publiquement lorsque l’attente est trop longue.
- EntrevuePCQ
Explique le financement public du privé et veut former/reconnaître plus de médecins, sans garde-fou précis contre le déplacement.
- EntrevuePCQ
Oui, ainsi qu’une pénurie d’infirmières praticiennes spécialisées.
- EntrevuePQ
Met surtout de l’avant l’abolition de Santé Québec, la prévention, les CLSC et le domicile; le chemin vers un rendez-vous demeure incomplet.
- Deux débats, cinq chefs : ce qui s’est précisé — et ce que les vérifications montrent
- Santé Québec : abolir la structure ou exiger des résultats?
- SIFA : LGS, déjà au cœur de SAAQclic, remporte un autre mégacontrat informatique
- Christine Fréchette peut-elle vraiment tourner la page du gouvernement Legault?